Fig. 1 Reconstruction tridimensionnelle de la
vue dorsale du crâne, montrant la série osseuse
spiraculaire (pesp, sp, posp) and Coupe transversale
issue de la tomographie de (C) †P. faraou et
(D) P. bichir

Références

Coelho, M.V., de Mayrinck, D., Likius, A. et al. First evidence of air-breathing in a fossil polypterid. Sci Rep (2026).
DOI: 10.1038/s41598-026-68911-x
hal-05780018

Première preuve de respiration aérienne chez un polypteridé fossile

Cette étude résulte d’une collaboration entre le Brésil, le Tchad et la France. Elle apporte la première preuve de respiration aérienne chez un polypteridé fossile, †Polypterus faraou, provenant du Miocène du Tchad, grâce à l’imagerie 3D par tomodensitométrie.

Le spécimen de †P. faraou présente des spiracles ouverts associés à des os faisant office de valves d’air. Il conserve également les caractéristiques du mécanisme de pompe buccale, notamment une combinaison d’une région palatine large, d’un parasphénoïde allongé et d’un arc hyoïdien mobile, autant d’éléments indiquant une capacité à respirer de l’air. La disposition des écailles emboîtées suggère la possibilité d’une aspiration médiée par les écailles, semblable à celle des polypteridés modernes. Ces résultats soutiennent fortement l’hypothèse selon laquelle †P. faraou utilisait à la fois le mécanisme de pompe buccale et l’aspiration par recul pour la ventilation pulmonaire.

Nous reconnaissons que les caractères analysés ici soutiennent non seulement le mécanisme de pompe buccale, mais contribuent également à la capture des proies.

Cette étude apporte la première preuve de respiration aérienne chez un polypteridé fossile, et plus largement chez un actinoptérygien fossile, soulignant ainsi la pertinence des polypteridés pour l’étude de l’évolution de la respiration aérienne chez les vertébrés.

8-10 mars 2027

7ème Conférence virtuelle pour les jeunes chercheuses archéologues et paléontologues

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